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Quand il s'est présenté aux journalistes après Toulouse - Marseille (0-0), Eric Gerets n'avait pas encore entendu Alain Casanova dire que l'OM de ce dimanche était l'équipe la plus forte contre laquelle il avait joué cette saison. Suprême paradoxe de la visite phocéenne en terre garonnaise, Marseille reste sur quatre matches sans victoire C1 comprise, deux points pris sur neuf possibles en L1, son retard sur Lyon est encore de six points, et pourtant l'OM a donné l'impression de faire avancer sa cause, en dynamisant le jeu tout en montrant enfin un peu de discipline tactique. C'est la thèse qu'a défendue le coach olympien.
« Eric Gerets, avez-vous trouvé le résultat nul à Toulouse équitable ?
Jusqu'à la fin, on a essayé de gagner. Durant les dix ou douze dernières minutes, on était bien dans le match. On a eu quelques occasions mais la réussite n'était pas avec nous. C'était un match très fermé, on savait que l'adversaire allait se regrouper pour ne pas donner d'espace, ce qui est son droit. On était mieux après la rentrée de Mathieu (Valbuena, à l'heure de jeu). Il faut vivre avec le nul.
Vous aviez demandé plus de discipline tactique. Etes-vous satisfait ?
Tout le monde se rend compte que c'est nécessaire. Ce n'est pas un hasard si on ne prend pas de but ce soir. J'espère que tout le monde a compris qu'il devait jouer pour l'équipe. Chacun a respecté la règle. Je m'attendais à ce que nos deux joueurs avec un peu d'espace soient notre arrière-gauche et notre arrière-droit. Lolo (Bonnart) a donné quelques bons centres, mais il aurait pu les maîtriser davantage. Taye (Taiwo) n'était pas dans un grand jour, on pouvait espérer un ou deux centres de plus.
Avez-vous trouvé vos hommes fatigués ?
A un moment dans le match, oui, d'où l'entrée de Samassa et Valbuena, deux garçons frais, mais j'ai été agréablement surpris par les dix-douze dernières minutes. Jusqu'à la dernière minute, on aurait pu gagner le match.
Pensez-vous que si Koné évoluait plus près de Niang, cela pourrait accroître leur efficacité ?
En première mi-temps, dans un 4-3-3, on a essayé de placer leur 6 (NDLR, Etienne Capoue) en dehors de sa position pour donner plus de liberté à Ben Arfra et Koné. Mais les Toulousains ont joué assez défensivement et il n'y avait pas cet espace. Koné a montré que, sur le côté ou plus près, il peut être extrêmement dangereux. Il aurait pu ''en mettre une'' tout en jouant sur le côté. Ça m'a fait plaisir car c'est pour ça qu'on l'a acheté. Il est à l'aise plus dans l'axe, mais Ziani aussi, Ben Arfa aussi, Valbuena aussi, alors à un moment il faut choisir. J'ai fait mes choix. Koné a montré qu'il pouvait être très dangereux aussi en jouant sur un côté.
Que pensez-vous sur le penalty non sifflé, sur la dernière action ?
Ce que je pense n'a pas d'importance, puisque l'arbitre n'a pas sifflé, il n'y a pas eu penalty.
Ce résultat correspond-il au tableau de marche que vous vous êtes fixé ?
Non, bien sûr que non. Si on n'avait pas fait les malins chez nous contre Lille (2-2) et Lorient (2-3)... Si tu prends un point à l'extérieur et que tu gagnes chez toi, tu es bien. Sur notre bilan à l'extérieur, il n'y rien à dire (NDLR, l'OM est invaincu depuis janvier 2008). C'est chez nous qu'on a ressenti les problèmes.
Vous avez eu trois matches en sept jours et votre onze de départ a été très stable, ce qui est assez rare. Pourquoi ?
L'équipe a réalisé une très bonne deuxième mi-temps contre Liverpool. Tu veux sortir qui ? Je voulais montrer à mon équipe qu'elle m'avait plu. Je savais que j'allais faire des changements, dus à la fatigue. Je crois que c'était la bonne formule. »
Recueilli par Cédric ROUQUETTE, à Toulouse

